Les impressions de Stéphane.I (45) à " L'Etape du Tour "





" Bonjour, voici un petit compte-rendu de mon Etape du Tour.
Arrivé quelques jours plus tôt avec Christian.Z, nous avons effectué une reconnaissance  du Ventoux en partant de Sault. Cela nous a fait 30 km pour se mettre en jambes avec la montée du col de Notre dame des Abeilles.
Bon, le Ventoux c'est dur mais avec peu de km avant ça passe plutôt bien. Christian décide tout de même de monter un 28 dents pour l'étape.
Cinq jours plus tard à 6 heures nous sommes dans nos sas. Christian dans les 4000 et moi dans les 6500. Faudra être prudent durant les premiers km avec tout ce monde.
A 7 heure 30 je passe sous l'arche du départ soit 30 mn après les premiers. Les deux premières heures se déroulent comme prévues. Je me contente de 160 puls maxi et passe mon temps à remonter dans ce ruban multicolore. Je suis vigilant dans les déscentes des deux premiers cols, beaucoup ont des trajectoires aléatoires. Après le premier ravitaillement que j'ignore je retrouve un copain de Sens Triathlon, nous faisons route ensemble avant de se perdre dans les pentes du col de Fontaube.
Je me sens bien, je n'ai pas forcé, le col des Aires passe bien.
C'est  la montée sur Aurel que je trouve pénible. L'ayant parcourue en voiture je me doutais qu'elle ne me plairais pas. Comme prévu je ne m'arrête pas au deuxième ravitaillement, je m'alimente régulièrement et j'ai assez de boisson pour aller jusqu'a Bédoin.
Passé Sault, le col de Notre Dame des Abeillles nous attend avec sa rampe raide au début suivie de plusieurs km pas très pentus mais sur une route bien large et assez rectiligne. C'est dans cette portion que j'ai eu très chaud et que mes jambes ne tournaient plus trop.
La longue descente est avalée à 70 km/h, enfin pas partout. Les derniers km avant Bédoin je suis dans le dur.


Au pied du Ventoux je fait le plein d'eau, une banane et c'est repartit, doucement. Au cour des km qui précédent St Estève je me fait pas mal doubler, je ne suis pas super mais quand même certains m'ont l'air un brin optimistes. Nous tournons à gauche dans le village, tout de suite 34 x 25 pour une dizaine de km. Plus personne ne double, nous sommes tous dans notre bulle à gérer au mieux les premiers hectomètres pentus.

Bientôt les premiers arrêts pour ceux qui ont des développements mal adaptés, puis les premières défaillances pour d'autres. Je n'en mène pas large non plus, au delà de 150 puls je me sens vraiment pas bien. Mais quand la pente se redresse sur quelques centaines de mètres, faut bien taper dedans, ensuite je ralenti jusque 7 km/h pour que mon coeur se calme. Je n'aime pas m'arrêter dans une ascension. Je me sentais vraiment mal et 50 fois j' ai pensé m'arrêter sous un arbre pour y renoncer et pousser plus loin. A voir tout les gars mal en point sur le coté de la route, j' ai fini par comprendre que je faisais une erreur.
J'ai donc déchausser un pied, je me suis arrosé et tout de suite cela à été mieux. L'arrêt de quelques instants m' a été bénéfique. Au chalet Renard, je ne suis pas frais, je refais les pleins, me rafraîchi et repart. Les 6 derniers km sont passés tout seul, j'ai utilisé les deux tiers de mes bidons à m'arroser la tête et les pieds. Je n'avançais plus depuis deux bonnes heures tout simplement par ce que j'étais en surchauffe.
7 heures 58 sur le portique d'arrivée moins les 30 mn d'attente au départ, cela me fait 7h30 depuis le départ. J'espérais 7 heures, le manque d'expérience sous la grosse chaleur m'a fait perdre un peu de temps.
J'étais un peu inquiet pour Christian, vu qu'il n'est pas trop grimpeur. En fait il a bien géré son affaire, lui rentrait carrément les deux pieds dans les fontaines, il était sur d'avoir les pieds au frais. Il a fait quelques petites pauses dans le Ventoux et j'ai eu la joie de le retrouver dans le village d'arrivée au repas avant de se faire une descente sympa sur Malaucène.
A bientôt..."