Paris Brest Paris 2003

Jean-Pierre et Francis étaient présents au départ de cette épreuve exceptionnelle par sa durée, son exigence.
Très motivés c'est avec sérieux qu'ils s’étaient préparés pour cet énorme défi, Jean-Pierre sur les routes de Bretagne et Francis sur celles d'Ile de France.
Ils ont connu des fortunes diverses pour cette longue "randonnée" où chacun avait son assistance.

Jean-Pierre néophyte de l'épreuve et armé d'un gros moral au départ allait être victime de son inexpérience.
"J’étais vraiment très motivé, bien préparé mais mon manque d’expérience m’a été très préjudiciable. Pour commencer, la nuit précédent le départ de l’épreuve a été très courte. Nous étions en camping sous une tente et nous avons essuyé un gros orage si bien que j’ai pris le départ pas vraiment reposé. Malgré tout le moral était au beau fixe et le départ a été plutôt bon mais à mi-parcours du coté de Brest j’ai senti le sommeil me rattraper. J’ai vraiment ressenti le besoin de m’arrêter pour récupérer un peu. Mais comme nous étions 2 pour une même assistance et que mon collègue de route ne souhaitait pas se reposer, j’ai continué à contrecœur. Cette erreur allait se révéler catastrophique et sur le retour vers Paris, j’avais vraiment besoin de dormir. Le refus de s’arrêter de mon collègue m’a contraint à renoncer et à monter dans le véhicule d’assistance. Après des mois de préparation, ma déception a été énorme. Avec le recul j'ai aussi regretté de ne pas m'être arrêé me reposer seul et d'avoir fini l'épreuve à mon rythme et en totale autonomie. Ce qui me paraît sûr c'est que je reviendrai avec l'acquis de cette première expérience."

Francis de son côté confirmait l’importance de l’expérience. Après avoir abandonné lors d’une précédente édition il était de nouveau au départ pour cette édition 2003.

 
"J'étais vraiment bien préparé, avec une approche progressive passant par les différents brevets obligatoires et malgré la canicule des 2 précédentes semaines avant le départ, chaque WE j'ai réalisé une sortie de 200 bornes. Mais je sais que la condition physique n'est pas tout, chaque détail peut avoir son importance, je l'avais appris à mes dépens en 1999 où une ancienne blessure à la selle s'était réveillée, s'était amplifiée au fil des kilomètres et m'avait contraint à l'abandon. Là j'ai su éviter les pièges et c'est de loin le sommeil qui a été le plus dur à gérer surtout la 2° nuit où le froid vous envahi et où vous dormez quasiment sur le vélo en roulant à 20km/h. Finalement c'est sans sommeil que les 1250 km ont été parcourus, en 48h55 avec une 31° place à l'arrivée. Ce qui m'a étonné le plus c'est ma récupération puisque 4 jours après l'arrivée et après avoir soigné les logiques petits bobos j'étais de nouveau sur le vélo !"
Serge Dutouron adepte des grands défis (il a fait à 2 reprises le triathlon d’Embrun avec ses 3,5 km de natation ses 180 kms de vélo en montagne et ses 42 kms de course à pied pour finir) était aussi de ce Paris-Brest-Paris qu'il a très bien fini. Durant l'épreuve Francis et Jean-Pierre ont eu le plaisir de le rencontrer et de discuter un peu avec lui.

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